Les livres / Planter pour les abeilles / chapitre 5 sur 21
Plantes à nectar et plantes à pollen
Tous les chapitres
- Un quart d'hectare dans un cercle de 1 260
- Lire une période de floraison
- Là où l'année fléchit
- Le creux vaut plus que le pic
- Plantes à nectar et plantes à pollen
- Le saule, le premier pollen
- La phacélie, six semaines après le semis
- La bourrache
- Semer pour une date
- Une bande semée trop tard
- Le trèfle blanc dans l'herbe
- Une prairie prend deux ans
- La lavande est pour les abeilles, pas pour le pot
- La bruyère, le miel du creux
- Les fruitiers et les années avant la floraison
- Un tilleul pour l'apiculteur suivant
- Le robinier
- Le lierre sur le mur
- Rien à arroser, rien ne meurt
- Ce qu'une plantation peut écrire sur le pot
- L'emplacement de la ruche compte davantage
Une plante peut nourrir une colonie de deux façons, et ce sont deux métiers différents. Le nectar, c'est du sucre : le carburant du vol et la matière première du miel et des réserves d'hiver. Le pollen, ce sont des protéines. Les nourrices le mangent pour faire la nourriture du couvain, et élever une seule larve d'ouvrière en demande quelque chose comme 124 à 145 milligrammes.
À tout moment, seulement un sixième à trois sur dix des butineuses environ sont dehors pour le pollen, et une colonie en garde peu en réserve. Quand le pollen cesse de rentrer, l'élevage du couvain ralentit puis s'arrête, aussi pleins que soient les cadres de miel.
Certaines plantations sont donc pour le pot et d'autres pour les abeilles. Dans ce jeu, chaque plantation dit en mots simples combien de pollen elle donne, de peu à beaucoup, à côté de son nectar.